Universités de la Sainte Baume 24 août

Universités de la Sainte Baume 24 août
24 août 2017 Dorothée Paliard

Universités de la Sainte Baume 24 août

La matinée a donné lieu à deux enseignements. D’abord, une introduction historique au libéralisme par Jean Sevilla. La question essentielle de Jean Sevilla en conclusion est : « qui dit le bien commun ? » La somme des consciences individuelles qui déterminerait un consensus est-elle capable d’identifier les échéances pertinentes pour décider au mieux de ce bien commun ? Ceci nous renvoie bien sûr à ce « tout est lié » de Laudato Si.

Le Frère Pavel Sissoev o.p. a donné ensuite un éclairage théologique sur la loi et la liberté. Après avoir présenté la hiérarchie de la loi Eternelle, Naturelle et Humaine, un de ses points de conclusion est que la loi éternelle ne se substitue pas à la loi humaine positive. La loi humaine, œuvre de la raison ou de la seule volonté du prince, est imparfaite, nous le constatons.

Changement de format et table ronde l’après midi : Clotilde Brossollet animait celle-ci avec Charlotte d’Ornellas, Matthieu Bock-Côté, Pierre Jova et Paul Piccarreta avec pour question peut-on être libéral sans être libertaire. La volonté de préserver les aspects positifs du libéralisme (pluralisme politique, liberté d’entreprendre) est louable, mais pour se préserver des immanquables excès des libéralismes économique, politique et sociétal, il convient d’établir des limites (que l’homme, par essence sujet de ses propres contradictions, transgressera) et plus important que chacun agisse en responsabilité. Ce mot est certes désuet et galvaudé.

Damien Thiriet a ensuite parlé de Frédéric Ozanam et réfute que ce chrétien puisse être considéré comme libéral, que ce soit dans l’acception du terme d’aujourd’hui ou celle de l’époque.

La journée s’est terminée par une veillée d’adoration à la grotte.

Rémy Mahoudeaux

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