Trois questions à Ghislain Lafont, candidat déclaré aux législatives 2017 sous la bannière de 577.fr (*)

Trois questions à Ghislain Lafont, candidat déclaré aux législatives 2017 sous la bannière de 577.fr (*)
9 juin 2016 Dorothée Paliard

Trois questions à Ghislain Lafont, candidat déclaré aux législatives 2017 sous la bannière de 577.fr (*)

Pourquoi vous présenter aux prochaines législatives ?

Par ce que c’est quelque chose que j’ai au fond de moi depuis 40 ans. La vie professionnelle et familiale ne facilitent pas toujours ce type d’engagement, mais à quelques encablures de mon rebond, le moment et les circonstances m’ont apparues favorables. Dans le contexte actuel politique, social et économique, et compte tenu de la cacophonie médiatique de ce ballet pathétique, comment ne pas se sentir appelé pour participer autrement, et activement. Je ne jouerai pas au « politique », je resterai moi-même tel que je suis avec mon expérience de mari, de père, de grand père et de patron. Sur ce dernier qualificatif, je crois qu’il est urgent que les chefs d’entreprise et les entrepreneurs participent activement aussi à la Res Publica. On ne parle plus de bien commun, ou d’intérêt général, dans une société matérialiste qui a pourtant bien besoin de retrouver un sens et une direction où aller. Comme catholique, et avec l’encouragement des papes et particulièrement celui du Pape François, qui n’hésite pas à parler de structure de péché, comment ne pas « plonger » et prendre part au débat dans la perspective d’y être un acteur, surtout à l’assemblée nationale qui vote les lois. D’ailleurs, trop de lois, tuent la loi…

Mais justement le combat n’est il pas perdu d’avance ?

Si on part déjà battu, on n’y arrive jamais. Tous les élus que j’ai rencontré m’ont tous dit la même chose : C’est vous seul qui savez pourquoi vous y aller. Et si vous avez cette détermination bien ancrée au fond de votre cœur, votre chance est réelle, tout en connaissant tous les obstacles. Je connais toutes les raisons pour ne pas y aller…Après il vaut mieux s’assurer que son conjoint monte à bord avec vous.

C’est aussi la synthèse d’une vie d’homme au cœur d’un pays. Le système politique a été déserté par les français et préempté par des professionnels pour en devenir un métier avec plan de carrière, rémunération et honneurs. Plus de 66% des jeunes de 18 à 25 ans n’ont pas voté aux dernières législatives. En moyenne plus de 50% des électeurs ne votent pas. On doit se poser la question. Pourquoi ? Je suis convaincu que « la société civile » comme nous appellent les politiques (sic) a son mot à dire et c’est maintenant qu’elle peut et qu’elle doit le dire. Les gens attendent de la confiance, du courage, des compétences, de la constance et de la cohérence. C’est la règle des 5C de ma future campagne électorale. Bien sûr la difficulté est réelle, mais en menant le combat comme une bataille avec la vision, la stratégie et le plan d’actions adhoc, tout est permis, si on reste dans la ligne que la politique doit retrouver ses lettres de noblesse, c’est-à-dire redevenir une mission et un service.

Pourquoi concourir sous la bannière de 577.fr lancée par Jean-Christophe Fromantin ?

Après les manifspourtous, et pour continuer le combat, je me suis engagé à Sens commun sous l’égide des Républicains. Au bout de deux ans, j’ai ressenti que le système était grippé et épuisé. Et surtout, j’ai croisé Jean-Christophe Fromantin qui a un profil d’entrepreneur et qui m’a conforté dans l’idée de s’engager autrement. Lorsqu’il a lancé en novembre dernier son mouvement de 577 candidats pour les 577 circonscriptions, issus des territoires, je me suis trouvé très confortable dans cette démarche. Je suis devenu membre de son équipe de campagne et je viens de sauter le pas pour m’engager moi-même à Paris dans la 14 ème circonscription (une partie du 16 ème arrondissement).

Le principe de cette initiative est de redonner toute la place à des français capables de siéger à l’assemblée nationale avec un véritable contrat programme comme dans une entreprise. Cette démarche entrepreneuriale est nouvelle en politique face à des logiques de partis qui sont à bout de souffle. Dans la composition actuelle de l’assemblée la part des patrons et des entrepreneurs est très minoritaire, hors c’est là où sont votées les lois qui régissent l’entreprise (cf code du travail, 35 heures etc.). Il y a quelque chose de paradoxal qu’il faut corriger. L’initiative de Jean-Christophe Fromantin vise à cela dans une perspective de mettre en selle des personnes qui se sentent investies de cette haute mission. Sans pour autant dénigrer tout ce qui a été fait de bien et la façon dont cela a été fait. Sauf que le moment est venu de changer de braquet face aux difficultés récurrentes de notre pays. Qui a toutes les qualités, les forces et les opportunités pour sortir par le haut. Les sujets sont nombreux : la famille, l’éducation, l’entreprise creuset de l’emploi et de la croissance, la défense, l’international, la justice etc. Toutes ces questions devant être traitées sous l’angle de l’emploi, qui est la préoccupation majeure et urgente d’aujourd’hui. Mais le temps est venu de traiter ces sujets autrement avec des convictions d’hommes d’entreprises responsables. Avec une vision du temps long et un esprit d’évaluation, incontournable pour éviter de se retrouver dans des situations comme celles que nous vivons depuis trop longtemps.

Pour finir, j’aime bien cette phrase du maréchal de Lattre de Tassigny : « Ne pas subir ». Alors ne subissons pas et engageons nous. Chacun à sa mesure et avec ses talents.


(*) Ghislain Lafont a été président du conseil de surveillance de Bayard Presse jusqu’à début 2015. Il préside les Entretiens de Valpré qui fêteront leur 15 ème anniversaire cette année et la toute nouvelle Pépinière de Valpré lancée début 2016 pour jeunes seniors qui créent leurs entreprises après une longue période de chômage.

Voir http://www.577.fr/candidat/ghislain-lafont/

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