Quand l’Assemblée Nationale célèbre la « culture du déchet »

Quand l’Assemblée Nationale célèbre la « culture du déchet »
28 novembre 2014 OSP

Quand l’Assemblée Nationale célèbre la « culture du déchet »

 

 

A peine tues les acclamations réservées au Pape François à Strasbourg, le Parlement français célébrait le 40° anniversaire de la loi Veil ; la légalisation l’avortement étant un « acquis majeur de l’émancipation des femmes » selon madame Belkacem. Une résolution présentée au vote des députés proposait de «réaffirmer un droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse en France et en Europe». Seul 7 députés votèrent contre.

Une résolution dite « de progrès » où est rappelée l’importance de la liberté pour les femmes de disposer de leur corps en vue de construire l’égalité réelle entre hommes et femmes. On mesure le chemin parcouru qui, d’une décision exceptionnelle, selon les mots même de Madame Veil, a conduit à la revendication d’un « droit universel » : banalisation sans précédent d’un acte injuste et violent (Communiqué de Mgr de Kerimel).

Est-il encore possible aujourd’hui d’exprimer sa profonde tristesse face à cette tragédie de l’avortement, dont tous pourtant s’accordent à reconnaître le caractère dramatique ? Est-il encore permis de dire qu’invoquer la liberté et de l’égalité contre la maternité, c’est assurément détruire la fraternité ? Est-il encore vrai d’affirmer que la loi « garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » (Loi Veil)?

A Strasbourg, le Pape venait de résumer la vocation de parlementaires par ces quelques mots : prendre soin de la fragilité, avec force et tendresse. Une grande mission à contre-courant de la « culture du déchet », qui n’hésite pas à éliminer la vie humaine quand elle considérée comme inutile. Le Saint Père parle de délicatesse et de compassion, et il en faut pour aborder ce thème en touchant les consciences sans blesser les personnes.

A l’heure où le bien-être et la qualité de vie sont érigées en valeurs suprêmes, il est devenu héroïque de penser que « la vie humaine est toujours sacrée, précieuse et inviolable, et comme telle, elle doit être aimée, défendue et soignée. » (Pape François) Comme il est difficile de s’extraire de cette « fausse compassion » qui considère que c’est aider une femme que de favoriser l’avortement.

Il y a là une femme qui doit être respectée… Il y a là une vie humaine, celle de l’enfant, et il n’est pas licite de tuer une vie humaine pour résoudre un problème. Aujourd’hui comme hier le mot tuer signifie la même chose ! Parce que la vie appartient à Dieu, il ne sera jamais permis d’y porter atteinte.

Notre espérance nous conduit plus que jamais à travailler à la construction de la Civilisation de l’Amour par le service, l’annonce, la défense et la célébration de l’Evangile de la Vie, au risque de passer pour de dangereux « activistes pro-vie ». Soyons inventifs, conscients que les situations de vulnérabilité, comme celle de la femme enceinte ou de l’enfant non encore né, font partie de ces périphéries existentielles, dont parle si souvent le Saint Père.

Des veillées de prière pour la vie naissante sont organisées ce samedi 29 novembre. C’est là que se forge la culture de la vie.

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