À propos des racines Chrétiennes de l’Europe…

À propos des racines Chrétiennes de l’Europe…
5 décembre 2014 OSP
Racines

À propos des racines Chrétiennes de l’Europe…

Le choc des civilisations ?

Fin octobre Igor Ivanovitch Strelkov, qui s’est fait connaître comme un des chefs de la rébellion de l’Ukraine orientale, donnait une interview remarquée à Alexandre Nikolaïevitch Krutov de RISI TV. Cette intervention n’a que très légèrement abordé le conflit ukrainien, sans d’ailleurs apporter d’éléments nouveaux.

Par contre ses déclarations revêtaient une importance plus évidente quand il a abordé les causes de l’affrontement géostratégique entre la Russie d’une part et l’OTAN conjoint à L’UE d’autre part.

Sans s’illusionner sur l’état réel de la société russe, Strelkov déclarait que pour lui la Russie était le dernier pays à pouvoir construire une société dont les bases morales seraient chrétiennes ! Pour lui il est possible dans son pays de faire naître une forme renouvelée de Chrétienté ; et des efforts sont en cours, dit-il, pour y parvenir ; tant par les forces sociales que par l’action des autorités.

C’est d’abord dans ce sens-là qu’il considère la Russie qui peut apparaître aujourd’hui comme une alternative à « l’Occident » ; et c’est également comme cela que « l’Occident » considère la Russie : un adversaire car elle est demeurée chrétienne malgré les 70 ans de communisme ! L’analyse de Strelkov peut sans nul doute être critiquée, mais elle est fort éclairante pour nous, chrétiens d’occident. Le miroir qui nous est tendu n’est guère flatteur ! Mais nous sommes à un tel point habitués à vivre dans cette société sécularisée, nous avons à un tel point intériorisé la soi-disant laïcité, que nous ne voyons plus tous les aspects réellement anti-chrétiens qui nous environnent !

Les exemples abondent mais le plus éclairant est la controverse malheureusement oubliée que le Magistère n’avait pas craint de lancer lors du débat sur le traité constitutionnel européen concernant les racines chrétiennes de l’Europe ! Il a pourtant été possible à l’époque que nos dirigeants prennent la décision purement hallucinante de rejeter cette simple vérité historique sans que nous ne trouvions rien à redire à la chose. La volonté affirmée de rejeter ces racines était pourtant le passage obligé vers toutes les régressions civilisationnelles qu’on nous présente à longueur de page et d’antenne comme des « progrès ». Il faut peut-être se souvenir du projet de société que tentait de promouvoir l’auteur du dit traité constitutionnel lors qu’il était aux commandes du pays : « la société libérale avancée ». Il faut aussi se souvenir de la réaction d’un intellectuel de ces années-là qui faisait remarquer que la seule acception retenue dans le « Littré » pour le mot «avancé» était «pourri» !

Par Philipe Conte

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