Napoléon y a cru, Google l’a fait.

Napoléon y a cru, Google l’a fait.
23 mars 2016 Dorothée Paliard

Napoléon y a cru, Google l’a fait.

Par Philippe Conte. Mars 2016.

Bien des fois il nous est présenté aujourd’hui bien des nouveautés qui sont en réalité de vieilles histoires recyclées. Souvent même ce qui peut être vu comme la technologie la plus avancée n’est que la mise en œuvre de projets bien plus ancien. Ce souci de faire apparaître une chose, une idée comme neuve est bien sûr révélatrice d’un des principes de l’idéologie dominante : le mythe du progrès. Du coup il n’est pas inutile pour qui cherche la vérité de démasquer ce genre de fable.

Qu’une horlogerie soit capable de reproduire le comportement de l’homme c’est ce que bien des « philosophes » des lumière ont cru ou voulu faire croire ; c’était fort cohérent avec la vision d’un grand horloger créateur de l’univers. Cette croyance était tellement établie qu’une supercherie comme le « turc mécanique » a pu berner l’Europe et l’Amérique pendant des décennies.

Il n’est peut-être pas inutile de rappeler l’histoire. A partir de 1770 Johann von Kempelen a présenté aux différentes cours européennes un mannequin qui à ses dires était un automate capable de jouer aux échecs ; activité regardée -à tord- comme le summum de l’intelligence. Bien qu’aucun préalable technique ne soit acquis à l’époque et, qu’en réalité, c’était bien un humain caché qui opérait dans la machine, von Kempelen a trompé tout le monde, jusqu’à Napoléon Bonaparte qui à joué contre « le Turc » à Vienne. L’artifice était si conforme à l’idéologie que la simple réalité, l’état réel de la technique de l’époque s’est trouvé aboli.

A notre époque virtualiste, les engrenage d’horloges du « Turc » sont remplacés par des algorithmes qui ne sont que des rouages numériques, et « Deep Blue » d’IBM ou « AlphaGo » de Google sont les nouveaux automates. Leurs victoires contre des champions humains tendent à faire croire que l’activité de penser se résume à réaliser des algorithmes et que la machine est supérieure à l’homme, c’est à dire que le construit est supérieur au créé ! In Fine la créature (l’homme) supérieur au créateur (Dieu). C’est oublié un peu vite que ni « Deep Blue », ni « AlfaGo » ne sont capable de la moindre activité simple à la portée de l’homme comme subvenir à ses besoins élémentaires. Sont-ils simplement capables de comprendre qu’ils ont besoin d’électricité pour jouer ? Sont-ils capables de penser ? Leurs créateurs savent-ils seulement ce que penser veut dire ? (A cet égard lire avec profit « l’énigme de la pensée » de J. F. Froger ; éd. Grégoriennes).

Aujourd’hui comme hier l’idéologie masque le réel. Le vieux mythe du monde comme horlogerie refait surface pour une énième fois !

Si le recyclage peine à s’imposer dans le monde matériel des déchets, il n’en va pas de même dans le monde des idées. L’eugénisme pratique qui vise à éliminer les enfants victimes de maladies génétique grâce aux « progrès » de la médecine, n’est qu’une resucée de l’exposition sur le mont Taygète que pratiquaient les spartiates. L’euthanasie « moderne » ne fait que reprendre des pratiques anciennes de peuples évoluant à la limite de la survie comme les inuits. Le nettoyage ethnico-religieux pratiqué par Daesh retrouve les pratiques anciennes des Assyriens ou des premiers hébreux ; le tout habillé des oripeaux hollywoodiens et relayé par les réseaux sociaux !

Quand nos philosophes médiatiques apportent de l’eau au moulin de l’individualisme et du subjectivisme, ils recyclent (certains sans le savoir) les vieilles idées de l’école cyrénaïque rejetées par les grecs il y a deux mille ans pour infécondité !

La civilisation n’est pas un processus linéaire directement lié aux progrès technique, c’est au contraire un rappel, une anamnèse, un retour vers le créateur ; car ce qui distingue le civilisé c’est de savoir reconnaître en l’autre un frère. Non un semblable, mais un autre qui nous est proche parce que nous avons un Père commun.

Pour démasquer les idéologies, les mensonges, les erreurs, il faut chercher ce qui est pré-chrétien dans le propos. L’occident fait retour à la barbarie car il a oublié ; volontairement oublié non ses racines chrétiennes, mais son cœur chrétien !

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