Le Christ philosophe ?

Le Christ philosophe ?
4 février 2015 Dorothée Paliard

Le Christ philosophe ?

 

Du christianisme comme philosophie

S’il y a certes une philosophie chrétienne (ou plutôt plusieurs), dont nous ne retracerons pas ici l’histoire, s’il y a une philosophie du christianisme, peut-on considérer le christianisme lui-même comme une philosophie ?

Nous n’envisagerons pas ici la question sous l’angle d’une philosophie théorique, reprenant à nouveaux frais la fameuse querelle de la « philosophie chrétienne » qui opposa au début des années trente Emile Bréhier et Léon Brunschvicg à Jacques Maritain et Etienne Gilson, entre autres[1], mais nous tenterons d’esquisser des pistes de réflexion à partir du renouveau des études de philosophie antique vue avant tout dans sa visée éthique et pratique – comme praxis, askesis, exercice de transformation de soi.

 

Comme l’ont rappelé les travaux de Pierre Hadot[2], d’André-Jean Voelke[3],  de Juliusz Domanski[4] ou encore de Jackie Pigeaud[5] et d’Ilsetraut Hadot[6], la philosophie antique est avant tout un « exercice spirituel », une « thérapie de l’âme », une « manière de vivre » pour atteindre le bonheur, c’est-à-dire la tranquillité de l’âme à travers l’absence de trouble et de souffrance (ataraxie, aponie), et l’indépendance (autarkeia) ou la liberté intérieure par la maîtrise de soi, c’est-à-dire de ses désirs, jugements et actions.

Comme la philosophie antique, la philosophie christique se présente comme une doctrine et une discipline de la santé de l’âme, de son salut. Santé et salut qui ne sont qu’un seul mot en latin – salus.

Comme le soulignent encore les textes de Pierre Hadot récemment réunis sous le titre Discours et mode de vie philosophique[7], le discours philosophique n’existe qu’en vue de la vie philosophique, la théorie et la production philosophiques ont pour visée la pratique philosophique – la theôria et la poïesis n’existent que pour la praxis – et s’effacent devant elle.

A la limite, le philosophe n’a guère ou rien à dire – laconique, il pratique l’apophtegme et le paradoxe (para doxa, contre l’opinion), et il aboie, comme Diogène le cynique, ce « Socrate furieux », ou suspend sont jugement, comme le sceptique Pyrrhon lavant ses cochons. Ou du moins comme Socrate il n’écrit rien et sait qu’il ne sait rien, son seul savoir consistant dans la conscience de son ignorance.

Il y a une comme une apophase[8] présente en creux dès les débuts de la philosophie, à commencer par Héraclite d’Ephèse, tradition apophatique qu’il n’est pas étonnant de voir développée par les premiers philosophes chrétiens, notamment les Pères de l’Eglise saint Clément d’Alexandrie dans ses Stromates et saint Grégoire de Nysse avec l’épectase[9]  dans sa Vie de Moïse et qui sera la source, à travers les écrits de Denys l’Aréopagite, de toute la tradition de la théologie mystique d’Orient et d’Occident – celle du dominicain Maître Eckhart, du carme déchaux saint Jean de La Croix, entre autres, dont on méconnaît l’impact sur la pensée européenne, en particulier la philosophie et la poésie, si liées – à l’origine.

Le « philosophe aux pieds nus », vivant dans son amphore (et non un tonneau, invention gauloise), ne trouve-t-il pas des disciples inédits dans les anachorètes nus vivants dans des arbres, des grottes ou des tombeaux?[10]

Les excès des cyniques, ces « Socrates fous », pour reprendre le mot de Platon, ne trouvent-ils pas leur écho dans la tradition orientale des fols en Christ, dont un philosophe polonais contemporain a redessiné les contours comme ceux d’une « anthropologie négative »[11] ?

Comme la théologie, toute philosophie n’est-elle pas intrinsèquement négative, comme le souligne avec humour un apophtegme des Pères du désert ?

  • Abba, dis-moi, qu’est-ce que la théologie ?
  • La théologie, c’est un aveugle qui cherche dans une pièce aveugle un chat noir dans la nuit noire …
  • Et la philosophie ?
  • C’est la même chose, sauf que le chat n’y est pas…

Si cette « philosophie du désert » est négative sur le plan de la connaissance, c’est pour être positive sur le plan de l’existence : « Abba, dis-moi une parole de vie ! Abba, dis-moi une parole pour que je vive ! »

Ainsi la tradition des premiers moines recueillies dans les collections d’apophtegmes des Pères nous parle d’une parole qui est vie, vie éternelle commencée dès ici-bas, vie quotidienne déjà transfigurée et comme par avance éternisée, parole qui donne vie, qui engage la vie, logos, parole et raison à l’œuvre dans le monde et l’homme.

Cette philosophie monastique irriguera la chrétienté antique et médiévale, comme le soulignait Dom Jean Leclercq : « Dans le Moyen Âge monastique, aussi bien que dans l’Antiquité, philosophia désigne non pas une théorie ou une manière de connaître, mais une sagesse vécue, une manière de vivre selon la raison »[12], c’est-à-dire selon le Logos.

Il n’y a pour le moine pas de séparation entre vita activa et vita contemplativa (la vie théorétique d’Aristote) mais union dans une même praxis.

La philosophie vise avant tout, par la physique (savoir juste) et la logique (représentations justes), l’éthique (actions justes) : elle vise la formation de l’ethos, du comportement stable, de l’habitus, de la bonne disposition, du caractère, de la personnalité.

Dès l’époque hellénique, la philosophie a avant tout une visée pédagogique : le philosophe est un pédagogue, il visite l’éducation, paideia[13], la formation de l’homme – et avant tout son autonomie en vue de l’autarcie – son autogogie pourrait-on dire, la direction, la conduite de soi-même.

Et à l’époque hellénistique, suivre une école philosophique, c’est avant tout incorporer, par la doctrine et la pratique, par le discours et par l’exercice, askesis, ascèse, son ethos : ethos stoïcien, épicurien, sceptique, cynique…, c’est à son comportement, à sa manière d’être que l’on reconnaît le philosophe. A ses us et coutumes.

Et aussi à son costume, moqué dans les comédies et satires de son temps : la barbe souvent, le bâton, la besace et le manteau – ce manteau court du cynique, pallium que le Carthaginois Tertullien renonçant avec fracas à la toge revêt comme un défi dans l’adresse éponyme qu’il fit à ses compatriotes.

Car « en vérité, enfiler son manteau est un acte existentiel, quand avec lui on endosse et revendique un genre de vie, celui de la philosophie – entendez, la vraie : le christianisme – et par voie de conséquence une certaine rupture avec la société ambiante et ses convenances. »[14]

Tertullien « affirme s’être conformé au passé, à la nature, avoir choisi la commodité et surtout la liberté de parole proverbiale des cyniques. Vêtu comme eux, il pourra comme eux combattre les vices et prêcher la vertu. »[15]

Ce costume est tellement parlant que c’est dans une admirable prosopopée le manteau grec lui-même, symbole de la sagesse, qui s’adresse aux citoyens de Carthage et s’attaque à la toge romaine, symbole de la puissance, avec un humour ravageur.

Après avoir rappelé par de nombreuses anecdotes historiques le vice et la corruption des puissants :

« Je ne parle point des Néron, des Apicius, ni des Rufus. Je donnerai un purgatif à l’impudicité de Scaurus, à la passion du jeu qui travaille Curius, à l’ivrognerie d’Antoine. Souviens-toi que la plupart d’entre eux ont porté la toge. Sous le manteau on ne trouve point de gens pareils. Qui donc purgera la ville de ces ordures ? Personne, si ce n’est les discours qui partent du manteau. »[16]

Et c’est une véritable déclaration d’indépendance philosophique, très socratique[17], que fait Tertullien-le-Manteau :

« Pour moi, dit-on, je ne dois rien au forum, au champ de Mars, au sénat : je ne veille pour aucun office ; je ne m’empare d’avance d’aucune tribune, je ne fréquente aucune audience des préteurs ; je ne respire point l’odeur des égouts ; je ne salue point les barreaux d’aucun juge ; je ne brise point les bancs des avocats ; je ne trouble point la justice ; je ne plaide point à grand bruit ; je ne suis ni juge, ni soldat, je vis en dehors du peuple. J’ai assez à travailler en moi-même : mon unique affaire, c’est de n’en avoir pas. On vit plus heureusement dans la retraite que dans le tumulte du siècle, mais on craint de passer pour un homme inutile. Il faut se consacrer, dit-on, à la patrie, à l’État, à la chose publique. Il y a une ancienne maxime : Qui doit mourir pour soi-même ne naît pas pour autrui. »[18]

Ainsi, Tertullien ajoute :

« Une philosophie sans langue parle par sa vie seule, et le manteau lui-même est une éloquence. Voir le philosophe, c’est l’entendre. Je fais rougir le vice qui me rencontre. Qui ne se sent pas ému à l’aspect de son antagoniste ? Qui pourra me nuire par ses regards, quand il ne le peut pas même par son esprit ? Certes, ils sont grands les bienfaits du manteau, puisqu’à son seul souvenir les mauvaises moeurs elles-mêmes rougissent. Qu’on sache maintenant à quoi sert la philosophie, car elle n’est pas toute avec moi.»[19]

Et Tertullien conclut :

« Voilà ce que le manteau dit pour sa défense. Quant à moi, je lui assigne un autre honneur : une secte instituée par Dieu et une discipline nouvelle, l’ont adopté pour insigne. Réjouis-toi, tressaille d’allégresse, ô manteau ! Une philosophie meilleure t’a honoré de sa présence, depuis que tu as commencé de revêtir un chrétien. »[20]

Pallium qui deviendra l’ornement spécifique des évêques et des papes et que le premier connu pour l’avoir porté est saint Césaire d’Arles sous le pontificat de saint Symmaque.

Le christianisme, c’est l’imitation du Christ, comme le rappelle saint Basile de Césarée : « Imitons le Seigneur »[21]

Devenir chrétien, et a fortiori devenir moine, « surtout, c’est commencer à devenir semblable au Christ, qui pour nous s’est fait pauvre, de riche qu’il était. Nous devons lui ressembler si nous voulons vivre conformément à l’Évangile. »[22]

Et qu’enseigne le Christ ? L’imitation de Dieu :

« Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »[23]

Imitation de Dieu à travers l’imitation du cosmos, de l’ordre de la Création :

« Imite la terre, homme, porte comme elle  des fruits, ne te montre pas plus dur qu’une matière inanimée. La terre ne mûrit pas ses fruits pour en jouir mais pour les mettre à ton service. »[24]

Il serait trop long de développer ici toute la dimension philosophique des Evangiles, des Actes et des Epîtres – comme de l’ensemble de la Bible.

En ce sens, non seulement le christianisme a une philosophie, mais il est une philosophie – une voie de salut.

Ce qui n’est pas seulement dû à une hellénisation du christianisme– ni même à une hellénisation du judaïsme dont témoigne la traduction de la Bible grecque des Septante[25] et dont le philosophe juif Philon d’Alexandrie, contemporain de la première génération de disciples du Christ, qui, bien que largement influencé par la philosophie platonicienne, aristotélicienne et stoïcienne, revendiquait la philosophie judaïque comme issue du monothéisme mosaïque à vocation universelle et rationnelle. [26]

Une philosophie juive ? Si le mot philosophia est grec au sens strict, ne pourrait-il pas y avoir une philosophie hébraïque comme il y a des philosophies bouddhistes, hindouistes, taoïstes ?

Loin d’opposer la sagesse grecque (ou orientale) à la foi juive, la tradition sapientielle est très importante dans la Bible, à commencer bien évidemment par les livres sapientaux (Ecclésiaste, Proverbes, Siracide, Livre de la Sagesse…), importance rappelée par les « philosophes religieux » russes[27] qui ont médité la notion de Sophia et en ont renouvelé l’approche d’une manière inégalé comme Serge Boulgakov qui développe la sophiologie à la suite de Vladimir Soloviev.

La philosophie, amour de la sagesse, culmine dans la sagesse de l’amour – Amour et Sagesse qui sont dans les écrits bibliques des visages de Dieu : « Dieu est Amour. »[28]

Une lecture philosophique des Evangiles et de l’ensemble de la Bible est non seulement une aventure intellectuelle et littéraire passionnante mais relève de l’exercice spirituel au sens religieux, lectio divina, c’est entendu, mais aussi au sens philosophique du terme : la lecture et le commentaire sont déjà en soi des pratiques transformatrices de soi, doublées d’une indispensable mise en pratique des textes eux-mêmes :

« Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. »[29]

« Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. »[30]

« Mettez la Parole en pratique, ne vous contentez pas de l’écouter : ce serait vous faire illusion. Car si quelqu’un écoute la Parole sans la mettre en pratique, il est comparable à un homme qui observe dans un miroir son visage tel qu’il est, et qui, aussitôt après, s’en va en oubliant comment il était. Au contraire, celui qui se penche sur la loi parfaite, celle de la liberté, et qui s’y tient, lui qui l’écoute non pour l’oublier, mais pour la mettre en pratique dans ses actes, celui-là sera heureux d’agir ainsi. »[31]

Toute philosophie est révélation, dévoilement d’une vérité envisagée comme voilée, d’un aspect méconnu de la réalité.

Le christianisme ne serait-il pas vrai ne serait-ce que comme mise en lumière des mécanismes humains les plus fondamentaux, révélant et dévoilant par paroles, paraboles et symboles mais aussi et surtout en acte et en vérité, au prix de sa vie, « des choses cachées depuis la fondation du monde »[32] comme l’ont montré entre autres les travaux de René Girard ?[33]

« Le paradoxe de la Croix est qu’elle reproduit la structure archaïque du sacrifice pour l’inverser, mais cette inversion est une remise à l’endroit de ce qui était à l’envers « depuis le commencement du monde » : la victime n’est pas coupable, elle n’a donc plus le pouvoir d’absorber la violence. La Croix est la révélation d’une vérité destructrice sur le plan social. »[34]

N’y aurait-il pas une profonde parenté entre socratisme et christianisme, et surtout entre la geste de Socrate et celle du Christ qui culmine dans leur mise à mort ? Relire l’Apologie de Socrate en regard de la Passion dans  l’Evangile de Jean montre, sans fausse évidence, une troublante convergence.

« Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »[35]

« Qu’est-ce que la vérité ? », répond Pilate comme aurait pu répondre un Protagoras.

Les premiers chrétiens de culture hellénistique ne s’y sont pas trompés, eux qui, dès saint Justin de Naplouse, le philosophe martyr, ont identifié le Christ comme le philosophe parfait, accomplissement de la figure du philosophe jusqu’alors incarnée par Socrate.  A tel point que pour Justin, « ceux qui avant le Christ ont mené une vie accompagnée de raison (logos) sont des chrétiens, eussent-ils passé pour athées, tels Socrate, Héraclite et leurs semblables. »[36]

Ainsi, si le chrétien authentique est un philosophe ignoré, le philosophe authentique est un chrétien qui s’ignore.

Falk van Gaver

Frédéric Lenoir, Le Christ philosophe, Points Seuil, 2007, 2014, 300 p., 8,80€

Pierre Hadot, Discours et mode de vie philosophique, Les Belles Lettres, 2014, 320 p., 15,90€

Marie-Odile Goulet-Cazé, Cynisme et christianisme dans l’Antiquité, Vrin, 2015, 256 p., 30€

Ilsetraut Hadot, Sénèque. Direction spirituelle et pratique de la philosophie, Vrin, 2014, 456 p., 25€

[1] Cf. Maurice Blondel, « Y a-t-il une philosophie chrétienne ? »,Revue de Métaphysique et de Morale, tome 28, n°4, 1931

[2] Exercices spirituels et philosophie antique, Institut d’études augustiniennes, 1987, Albin Michel, 2002 ; Qu’est-ce que la philosophie antique ?, Folio Gallimard, 1995, 2006 ; La philosophie comme manière de vivre, Albin Michel, 2011

[3] La philosophie comme thérapie de l’âme. Etudes de philosophie hellénistique, Cerf, 1993, 2004

[4] La philosophie, théorie ou manière de vivre ? Les controverses de l’Antiquité à la Renaissance, Cerf, 1996

[5] La maladie de l’âme. Etude sur la relation de l’âme et du corps dans la tradition médico-philosophique antique, Les Belles Lettres, 1981, 2006

[6] Arts libéraux et philosophie dans la pensée antique. Contribution à l’histoire de l’éducation et de la culture dans l’Antiquité, Vrin, 1984, 2006 ; Sénèque. Direction spirituelle et pratique de la philosophie, Vrin, 2014

[7] Les Belles Lettres, 2014

[8] Négation de tout discours sur Dieu, considéré comme nul et non avenu puisque le sujet de ce discours est intraduisible en mots, voire en pensée.

[9] Concept spirituel forgé par saint Grégoire de Nysse, signifiant le progrès de l’homme vers Dieu, d’après Philippiens 3, 13-14 : « Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela. Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant, je cours vers le but en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. » Cf. Jean Danielou, Platonisme et théologie mystique, Paris, Aubier, 1944

[10] Sur la question du cynisme chrétien, voir Gilles Dorival, « Cyniques et chrétiens au temps des Pères grecs », dans Valeurs dans le stoïcisme. Du Portique à nos jours, Lille, Presses universitaires de Lille, 1993 (dir. Michel Soëtard), et, du même, « L’image des cyniques chez les Pères grecs », dans Le cynisme ancien et ses prolongements, Paris, PUF, 1993 (dir. Marie-Odile Goulet-Cazé et Richard Goulet)

[11] Cezary Wodzinski, Saint Idiot. Projet d’anthropologie apophatique, La Différence, 2012

[12] Jean Leclercq, « Pour l’histoire de l’expression « philosophie chrétienne » », Mélanges de sciences religieuses, t. 9, 1952

[13] Werner Jaeger, Paideia : La formation de l’homme grec. La Grèce archaïque, le génie d’Athènes, Paris, Gallimard,‎ 1964, 1988

[14] Tertullien, Le manteau (De pallio), Cerf, Sources Chrétiennes, 2007, présentation de l’éditeur.

[15] Idem

[16] Traduction Antoine-Eugène de Genoude,  in Les Pères de l’Eglise traduits en français, tome 6, 1841

[17] Platon, Apologie de Socrate :

[18] Idem

[19] Idem

[20] Idem

[21] Homélie sur l’humilité

[22] Grandes Règles monastiques

[23] Matthieu 5, 44-48

[24] Saint Basile de Césarée, Homélie sur l’avarice

[25] Selon la Lettre d’Aristée, traduction réalisée à Alexandrie au 3e siècle avant Jésus-Christ par 72 traducteurs, tradition reprise par Flavius Josèphe dans ses Antiquités juives qui compte 70 sages (d’où Septante).

[26] Sur la question controversée voire polémique de l’ « hellénisme », voir et sur Philon d’Alexandrie, voir Arnaud Perrot, Les chrétiens et l’hellénisme. Identités religieuses et culture grecque dans l’Antiquité tardive, Paris, Editions Rue d’Ulm, 2012, notamment Michel-Yves Perrin, « De Harnack à Erasme : aller et retour ». Voir également l’introduction d’Arnaud Perrot à Basile de Césarée, Aux jeunes gens. Comment tirer profit de la littérature grecque, Paris, Les Belles Lettres, 2012,Sur Philon, voir Monique Alexandre, « La culture grecque, servante de la foi. De Philon d’Alexandrie aux Pères Grecs », dans Arnaud Perrot, Les chrétiens et l’hellénisme…., et aussi Valentin Nikiprowetzky, Etudes philoniennes, Paris, Cerf, 1996.

[27] Entre autres Léon Chestov (1866-1938), Paul Florensky (1882-1937), Nicolas Berdiaeff (1874-1948). Cf. Nicolas Berdiaeff, L’Esprit religieux de la philosophie russe, Coenobium, année 4, tome 1, 1910 ; Cf. Teresa Obolevitch, La philosophie religieuse russe, Cerf, 2014

[28] 1 Jean 4, 8

[29] Matthieu 7, 24

[30] Jean 13, 17

[31] Jacques 1, 22-25

[32] « Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, accomplissant ainsi la parole du prophète : J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde. »  (Matthieu 13, 34-35)

[33] Notamment La violence et le sacré (1972), Des choses cachées depuis la fondation du monde (1978), Le bouc émissaire (1982), La route antique des hommes pervers (1985)…

[34] René Girard, Celui par qui le scandale arrive, Hachette Littératures, 2001

[35] Jean 18, 37

[36] Justin, Apologie, I, 46, 3

Partagez cette page
Suivez l'OSP sur les réseaux