Dans le brouhaha… la lumière

Dans le brouhaha… la lumière
10 novembre 2015 Dorothée Paliard

Dans le brouhaha… la lumière

Par T. Fournier de Meyere. 10/11/2015.

Dans le brouhaha et le vacarme quotidien, au milieu de l’inépuisable parlotte et des tunnels parfois sombres de nos vies, soudain une petite lumière… Étonnamment, celle-ci est venue du petit écran.
Alors que je préparais quelques articles bien dans le vent, en voici un qui a surgi comme le pépiement d’un jeune oiseau au milieu de la nuit.
Dimanche 08 novembre, vers 23H00, France 5 rediffusait un reportage non dénué d’intérêt :
Amish, une vie secrète. Un témoignage qui vous relève, qui transforme votre tristesse en Joie, et votre doute en Foi.

Tout le monde a plus ou moins entendu parler des Amish, communauté anabaptiste fondée en Alsace à la fin du XVIIème siècle et qui compte aujourd’hui quelques centaines de milliers d’adeptes dans le monde, notamment aux États-Unis.
La réalisatrice du reportage a suivi pendant plusieurs mois une famille « pas comme les autres » en Pennsylvanie. Ce document, que je vous invite à découvrir ou à revoir (on le trouve facilement sur le web), est d’une étonnante fraîcheur.

Les Amish, qui en sont restés à un mode de vie antérieur à l’ère industrielle, n’ont ni voiture ni télévision. Aussi, faire entrer une caméra dans une maison, c’est prendre le risque de l’excommunication. C’est en assumant pleinement ce risque que David et Miriam ont ouvert la porte de leur foyer à un tournage inédit, attentif et respectueux. Mais, qu’on ne se m’éprenne, la philosophie Amish ne représente pas le modèle du bonheur. Ici, comme ailleurs, il y a des cœurs ouverts et des cœurs fermés. De cela comme du reste, le jeune couple, qui n’est ni naïf ni arriéré, en est bien conscient. Miriam le dit de sa voix douce et pleine d’humilité. Aucune société, si « parfaite » soit-elle, ne peut conduire l’homme à son accomplissement. Mettre sa vie dans celle du Christ, voilà ce qui peut rendre vraiment heureux.

« Venez et voyez ». Les deux parents bénissent leurs enfants et se parlent avec tendresse comme au premier jour de leur amour. Ils rayonnent par les sourires et l’attention qu’ils se portent mutuellement. Un couple qui accueille aussi les excommuniés de la communauté, malgré les interdictions. Un couple qui ni ne juge ni ne condamne. C’est certain, Jésus est bien là au milieu d’eux. Loin de ce que nous appelons la « civilisation », Miriam et David, Joyeux comme peuvent l’être les saints, ont certainement compris l’essentiel, « l’essence du ciel » dirait mon ami le Père Gilles. Le bonheur réside dans les choses simples.

Puissions-nous retrouver dans nos foyers la prière familiale qui unit ses membres autour du repas. Puissions-nous nous bénir les uns les autres au nom de Jésus-Christ. Puissions-nous porter sur nos frères éloignés un regard bienveillant et ouvrir la porte de notre cœur.
Divertis que nous sommes par la société du bruit et des illuminations, puissions-nous enfin, et avec confiance, percevoir la vraie lumière et nous mettre sur le chemin de Celui qui est la Vérité et la Vie.

 


www.fournierdemeyere.fr

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